Communiqué de presse des Jeunes UDC Suisse
En approuvant l’initiative de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels le 28 novembre 2010, il y a environ 15 ans, les Suisses ont exprimé leur volonté d’expulser systématiquement les étrangers criminels du pays. Bien que cette exigence ne soit rien d’autre que du bon sens et soit parfaitement compréhensible, la mise en œuvre claire de la volonté populaire se fait toujours attendre. Le refus de la classe politique à Berne et dans les cantons d’agir est une tragédie sans pareille ! Dans le cadre d’une action coordonnée, les Jeunes UDC Suisse ciblent désormais les cantons qui n’appliquent toujours pas l’initiative sur le renvoi conformément à leur mandat. Nous n’accepterons plus que les gouvernements cantonaux responsables se moquent de la volonté du peuple et sapent la confiance dans l’État de droit. Un tel refus de travailler ne peut plus être toléré.
Il a fallu des années de pression de la part de l’UDC (en particulier de l’ancien conseiller national Toni Brunner, qui n’a pas lâché prise avec sa « liste à cocher ») pour que la Confédération publie enfin les premiers chiffres sur les expulsions. Bien que la mise en œuvre de l’initiative sur le renvoi soit en vigueur depuis 2016, les premiers chiffres n’ont été publiés qu’en 2024. Ce ne sont pas seulement les faibles chiffres des décisions d’expulsion qui sont alarmants. Les différences considérables entre les taux d’exécution dans les cantons sont honteuses. Seuls six cantons ont effectivement exécuté plus de 90 % des expulsions ordonnées en 2024 : Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Zoug (tous à 100 %), Bâle-Ville (96,60 %) et Soleure (96,30 %).
Dans plusieurs cantons, en revanche, on semble se moquer du mandat constitutionnel et du respect du souverain. Les cantons du Valais, de Bâle-Campagne, de Vaud, de Genève, du Jura et de Neuchâtel obtiennent les pires résultats : partout, moins de 60 % des expulsions prononcées à l’encontre d’étrangers criminels ont été exécutées. Contre la volonté de l’UDC, la clause dite « clause pour les cas de rigueur » a été intégrée dans la législation. Comme on pouvait le craindre, certains tribunaux semblent s’en servir pour refuser d’appliquer la loi pour des raisons politiques. Ce ne sont plus les victimes et la sécurité de la population qui sont au centre des préoccupations, mais apparemment les délinquants étrangers qui sont venus dans notre pays en tant qu’invités et qui ont abusé de ce droit d’hospitalité. La « clause pour les cas de rigueur » sert donc, comme l’UDC l’a toujours dénoncé, de pure « clause de protection des délinquants ».
Dans les cantons où le taux d’exécution est inacceptable, c’est-à-dire inférieur à 80 %, à savoir Lucerne (77,60 %), Berne (76,80 %), Thurgovie (73 %), Grisons (71,40 %), Saint-Gall (69,30 %), Nidwald (66,70 %), Zurich (65,20 %), Schaffhouse (62,50 %), Fribourg (62 %), Argovie (61,20 %), Valais (55,20 %), Bâle-Campagne (53,80 %), Vaud (45,30 %), Genève (44,80 %), Jura (30,80 %) et Neuchâtel (28,80 %), des représentants de l’UDC et des Jeunes UDC – coordonnés par les Jeunes UDC Suisse – déposeront des interventions parlementaires ciblées dans les semaines à venir. Ces interventions visent d’une part à clarifier les raisons de la mise en œuvre bâclée de l’initiative sur le renvoi et d’autre part à provoquer un changement de cap.
« Les étrangers criminels doivent enfin être systématiquement renvoyés, conformément à la volonté du peuple, que cela plaise ou non aux politiciens ! », déclare Nils Fiechter, président des Jeunes UDC Suisse et député au Grand Conseil du canton de Berne.
Les interpellations suivantes seront déposées :
- Comment le Conseil d’État justifie-t-il le fait que le canton XY n’ait exécuté que XY % des décisions de renvoi prononcées à l’encontre d’étrangers criminels en 2024, alors que plusieurs cantons ont pu appliquer sans difficulté 100 % de toutes les expulsions décidées ?
- Veuillez dresser une liste anonymisée des décisions de renvoi prononcées qui n’ont pas été exécutées et justifier ces décisions de non-exécution.
- Que répond le Conseil d’État à ceux qui estiment que le faible taux d’exécution des renvois dans le canton XY sape la confiance de la population dans le gouvernement et la politique en général ?
Sur la base des réponses à l’interpellation, des motions seront déposées dans une étape ultérieure pour exiger l’exécution systématique des décisions de renvoi prononcées.
Jeunes UDC Suisse
