Communiqué de presse des Jeunes UDC Suisse
Les Jeunes UDC Suisse prennent acte avec une grande incompréhension du licenciement de Patrick Fischer en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale suisse de hockey sur glace. Cette décision est disproportionnée et constitue un nouvel exemple de la manière dont les vagues d’indignation médiatiques prennent le pas sur les performances sportives et le sens de la mesure. Les « journalistes d’investigation » de la SSR et consorts feraient mieux de consacrer leurs efforts à faire la lumière sur les mesures anti-corona qui ont causé tant de souffrances plutôt que de politiser le sport.
Fischer a commis une erreur. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il a utilisé en 2022 un faux certificat Covid pour les Jeux olympiques et a été condamné en justice ainsi qu’à une amende d’environ 40 000 francs. L’affaire est juridiquement close. Même la fédération considérait initialement que l’affaire était classée.
Ce revirement est d’autant plus choquant : ce n’est que sous la pression médiatique massive que Fischer a finalement été licencié. Une fois de plus, la question fondamentale se pose de savoir si, en Suisse, ce sont les tribunaux ou les gros titres et les campagnes médiatiques qui doivent décider des carrières à l’avenir. Il est extrêmement regrettable que les performances exceptionnelles de Fischer soient désormais éclipsées par une campagne morale. Compte tenu notamment de la Coupe du monde à venir à domicile, cette décision est totalement incompréhensible, tant sur le plan sportif que stratégique. La stabilité de l’équipe nationale de hockey sur glace est inutilement compromise « pour un rien ».
Les médias agitent les choses au lieu de les relater
Les Jeunes UDC portent un regard particulièrement critique sur le rôle de la SRF et d’autres médias grand public. Ceux-ci ont activement alimenté l’affaire et ont ainsi largement contribué à son escalade. Au lieu de rendre compte des faits de manière objective, ils ont créé une dynamique d’indignation qui a finalement exercé une pression politique et morale sur la fédération. Nous nous posons alors la question suivante : où étaient ces « compétences d’investigation » pendant la période du coronavirus elle-même ? À ce jour, il manque toujours un examen critique et exhaustif des mesures étatiques de l’époque et des atteintes aux droits fondamentaux de la population. C’est précisément là qu’un engagement journalistique serait nécessaire – et non des années plus tard, dans un cas isolé qui a déjà été expié.
Se recentrer sur le sport
Dans le sport suisse, la performance, l’esprit d’équipe et la réussite doivent à nouveau occuper le devant de la scène – et non les condamnations morales a posteriori. La stabilité est cruciale, surtout à l’approche de tournois importants. Le licenciement de Patrick Fischer envoie un mauvais signal : quiconque a commis une erreur – même s’il en a payé le prix – mérite une seconde chance. Cette conception repose sur le principe de proportionnalité et sur une culture de l’erreur équitable.
La Jeune UDC Suisse rejettent catégoriquement cette forme d’activisme médiatique. Le sport suisse ne doit pas devenir le jouet de campagnes politiques et morales. Il faut désormais du calme, de la concentration et une attention totale portée aux défis sportifs.
Jeunes UDC Suisse
